
Ludique, surprenante, la visite du centre de tri est souvent un évènement. Vous aussi, découvrez les coulisses du recyclage ! Pour plus d'informations sur les visites proposées, cliquez ici.
Construit en 2007 sur l’écopôle VESTA, dans le prolongement de l’unité de valorisation énergétique, le centre de tri permet d’affiner les déchets recyclables (papiers, bouteilles et flacons en plastique, briques alimentaires, cartons, emballages métalliques) en grande qualité et à un rythme soutenu : jusqu’à dix tonnes à l’heure !
Le procédé de tri choisi fait appel aux technologies les plus innovantes, telle la Gestion Production Assistée par Ordinateur (GPAO).
Il offre en outre aux agents de bonnes conditions de travail, aussi bien dans les cabines de tri (climatisation, hauteur des tapis, etc.) qu’au niveau des commodités.
| Déchets recyclables réceptionnés en 2010 (en tonnes) | |
| Déchets recyclables en mélange : | 25 261,56 |
| Verre : | 13 345,94 |
| Total : | 38 607,50 |
| Composition moyenne des déchets ménagers recyclables (hors verre) en 2010 |
Réceptionnés dans un hall de déchargement de 800 m², les déchets font tout d’abord l’objet d’un contrôle qualité effectué à l’entrée du site. Puis se succèdent les étapes suivantes :
L’ouvreur de sacs : il déchiquette les sacs plastiques et déverse les déchets en vrac sur le premier tapis situé en contrebas.
La cabine de pré-tri : extraction des grands cartons, des films plastiques et des premiers refus.
Le trommel : cylindre avec des mailles de différentes grandeurs permettant de séparer les déchets recyclables en quatre flux distincts selon leur dimension :Le séparateur corps creux (bouteilles, canettes, boîtes…) / corps plats (journaux…).
La cabine de tri : le tri opéré est réalisé en « négatif » : seuls les plus petits flux (cartons, briques alimentaires, aluminium et refus) sont extraits par les agents, laissant sur le tapis les flux les plus importants (journaux, magazines ou bouteilles et flacons en plastique).
L’overband : tapis magnétique utilisé pour récupérer l’acier.
Tri optique aluminium / refus / plastiques : un capteur infrarouge détermine la nature des déchets. Les refus de tri et l’aluminium sont isolés. Les plastiques poursuivent leur cheminement.
*1 Polyéthylène Téréphtalate
*2 Polyéthylène Haute Densité
La presse à balles : elle compacte les déchets stockés au préalable dans des alvéoles dédiées, en balles d’environ 1 m3, avant acheminement vers les filières de recyclage.
Afin d’optimiser l’affinage des déchets recyclables réceptionnés, le Smédar a choisi de se doter d’un système de GPAO, Gestion Production Assistée par Ordinateur.
La GPAO est un élément de supervision qui offre de nombreux avantages. Il permet d’améliorer les performances de production et garantit une meilleure sécurité dans l’ensemble du centre. Une veille technique de la totalité des équipements est également assurée grâce à ce système. Dix-sept cellules optiques et une multitude de pesons sont disséminés sur tout le procédé.
Quinze agents du Smédar ont été formés à son utilisation. En fonction des collectes réceptionnées et chargées sur la chaîne de tri (multi-matériaux en sacs, en vrac, mono-matériau : bouteilles seules ou papiers…), le chef d’équipe adapte le procédé d’affinage. La vitesse des tapis et du trommel ou encore l’inclinaison du séparateur corps creux / corps plats varient ainsi automatiquement.
Le bâtiment, d’une surface d’environ 4000 m2, est construit dans le prolongement de l’unité de valorisation énergétique.
Il s’adapte parfaitement à l’environnement local puisqu’il conserve les mêmes lignes architecturales que celle-ci. Un habillage avec des tôles en aluminium laqué à fixation invisible a notamment été réalisé.
Dessiné par l’architecte Claude Vasconi, le bâtiment intègre de nombreuses surfaces vitrées, laissant ainsi largement pénétrer la lumière naturelle.
L’ensemble de l’édifice se compose de vastes structures d’acier de grande portée. Les fondements et ouvrages engravés dans le sol sont réalisés en béton armé. La charpente métallique est de type tubulaire tridimensionnelle.
Le bâti adopte les formes d’un paquebot, en hommage au passé du site, qui fut pendant près d’un siècle le lieu des Chantiers Navals de Normandie.