Gaspillage alimentaire : et si on remettait nos restes au goût du jour ?
Ce 29 septembre, c'est la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture. L'occasion de regarder de plus près ce qui finit dans nos poubelles… et de découvrir qu'avec quelques gestes simples, on peut facilement faire mieux.
Le gaspillage alimentaire, de quoi parle-t-on ?
Le gaspillage alimentaire, c'est toute nourriture destinée à être mangée qui finit par être jetée. Il concerne toute la chaîne, du champ à l'assiette. Selon l'ADEME, l'ensemble des pertes et gaspillages de tous les acteurs et de toutes les filières alimentaires représente environ 10 millions de tonnes chaque année en France.
À la maison aussi, nous avons notre part : le gaspillage alimentaire représente en moyenne 30 kg par habitant et par an, dont 7 kg d'aliments encore emballés. Des aliments qui ont été produits, transportés, achetés… et jamais mangés.
Bonne nouvelle : ça se réduit vite !
Pas besoin de tout changer du jour au lendemain. Lors d'une opération menée avec l'ADEME, les foyers participants sont passés en moyenne de 25,5 à 10,4 kg gaspillés par an et par personne, soit 30 repas économisés, simplement en adoptant quelques gestes de leur choix.
Nos petites astuces anti-gaspi
Avant les courses. Un coup d'œil au frigo et aux placards, quelques idées de menus pour la semaine et une liste de courses : c'est la meilleure façon d'acheter juste ce dont on a besoin.
Au frigo. On place devant les produits à consommer en premier, et on range les nouveaux achats derrière. Un réflexe tout simple pour ne plus retrouver un yaourt oublié au fond de l'étagère.
Les dates, on les décrypte. La mention « à consommer jusqu'au » (DLC) est une date limite à respecter. En revanche, la mention « à consommer de préférence avant » (DDM) indique seulement que le produit peut perdre un peu de son goût ou de sa texture : il reste le plus souvent consommable après cette date.
En cuisine. On adapte les quantités au nombre de convives, et on laisse parler sa créativité avec les restes : légumes un peu fatigués en soupe, pain rassis en pain perdu ou en chapelure, fruits trop mûrs en compote ou en smoothie.
Et ce qui reste ? Les épluchures, marcs de café et restes non consommables ne sont pas du gaspillage : ce sont des biodéchets, qui peuvent retrouver une seconde vie grâce au compostage ou à la collecte des biodéchets.
Chaque geste compte
Réduire le gaspillage alimentaire, c'est bon pour la planète, mais aussi pour le porte-monnaie. Et c'est surtout une affaire de petites habitudes, à adopter à son rythme. Alors ce soir, que diriez-vous d'un petit plat « fond de frigo » ?









